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Edition du 04/05/2026

Crédit immobilier : les banques toujours prêteuses en mai

Les banques continuent de financer activement les projets immobiliers neufs malgré une légère hausse des taux en mai 2026.
Les banques continuent de financer activement les projets immobiliers neufs malgré une légère hausse des taux en mai 2026.@Stocklib

Malgré une légère remontée des taux d’intérêt en mai, les banques continuent de soutenir fortement le marché immobilier. Prêts bonifiés et politique accommodante maintiennent des conditions de financement encore attractives pour les emprunteurs.

Le mois de mai confirme une tendance déjà amorcée en avril : les taux de crédit immobilier repartent légèrement à la hausse, sans pour autant remettre en cause l’accessibilité du financement. Selon les premiers barèmes bancaires, environ 60 % des établissements ajustent leurs grilles à la hausse, mais dans des proportions limitées, comprises entre 0,05 % et 0,10 %, à l’exception d’une banque nationale affichant une progression moyenne de 0,25 %.

Des taux de crédit en légère hausse mais contenue en mai

Dans le même temps, une part significative des banques choisit la stabilité, signe d’un marché encore sous contrôle. Les taux moyens s’établissent désormais autour de 3,30 % sur 15 ans, 3,5 % sur 20 ans et 3,6 % sur 25 ans, avec des conditions encore plus avantageuses pour les meilleurs profils. Explorer aussi - Comment bien négocier son crédit immobilier ?
Cette évolution reste directement liée au contexte international, notamment à la persistance des tensions au Moyen-Orient, qui alimentent la hausse des taux d’emprunt d’Etat. L’OAT 10 ans est ainsi passée de 3,30 % début mars à près de 3,83 % fin avril, un niveau proche des plus hauts historiques des deux dernières décennies. Dans ce contexte, les banques ajustent leurs conditions de refinancement sans pour autant répercuter intégralement ces hausses sur les emprunteurs, afin de préserver la dynamique du marché.

La BCE en statu quo, un répit temporaire pour les emprunteurs

La Banque centrale européenne a, de son côté, décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés lors de sa réunion du 30 avril 2026, avec un taux de dépôt à 2 % et un taux de refinancement à 2,15 %. Une décision qui agit comme un frein partiel à la hausse des taux de crédit immobilier.
« Dans un environnement économique mondial fragilisé par le choc énergétique, la BCE fait le choix de la stabilité. C'est un message d'équilibre qui laisse espérer que la hausse des taux de crédit immobilier en cours restera maîtrisée », souligne Julien Langlade, Président de CAFPI.
Mais ce statu quo pourrait être de courte durée, les marchés anticipant déjà un durcissement progressif à partir de juin.

Une demande de crédit toujours dynamique malgré la hausse des taux

Contrairement aux craintes initiales, la demande de crédit immobilier reste solide. Chez Vousfinancer, les demandes de financement progressent de 12 % en avril par rapport à 2025, tandis que la production de crédits augmente de 17 % sur un an. Depuis le début de l’année, la tendance reste tout aussi favorable avec une croissance à deux chiffres. « Depuis le début de l’année, l’activité est très dynamique. La remontée des taux de crédit enclenchée depuis mi-mars n’a pas impacté la demande qui reste soutenue », précise sa directrice générale, Julie Bachet.

Prêts bonifiés : l’arme des banques pour soutenir la production

Pour maintenir cette dynamique, les banques continuent de déployer massivement leurs prêts à taux bonifiés, souvent compris entre 0 % et 2,5 %, élargis désormais à un public plus large que les seuls primo-accédants. « La mise en avant de ces prêts aidés par les banques [...] témoigne de la poursuite de leur stratégie de conquête de clientèle en 2026 », analyse la porte-parole du courtier, Sandrine Allonier. Ces dispositifs permettent encore d’obtenir des taux globaux inférieurs à 3 %, voire proches de 2 % dans le neuf, soutenant ainsi l’attractivité du marché.
Ainsi, si les banques affichent clairement leur volonté de continuer à prêter, la trajectoire des taux reste étroitement dépendante des tensions géopolitiques, de l’inflation et des prochaines décisions de la BCE. Une équation qui laisse entrevoir une stabilisation sous tension, où la capacité des banques à absorber les chocs sera déterminante pour la suite de l’année.


Par Céline Coletto

Tags crédit immobilier  prêt immobilier  taux d'intérêt  Vous Financer  Cafpi 

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