Le premier semestre 2026 révèle un secteur du logement neuf à plusieurs vitesses, engagé dans une reprise progressive, mais encore inégale selon les acteurs. Si certains grands promoteurs retrouvent de la croissance commerciale et améliorent leur rentabilité au sein de leur activité « Logement », d'autres continuent de subir les effets d'un marché résidentiel toujours atone et d'un recul de leur activité.
Altarea figure parmi les groupes les plus en vue de ce début d'année. Le promoteur enregistre une hausse de 3,4 % de ses réservations, à 4 768 logements, pour un chiffre d'affaires commercial globalement stable : + 0,5 %. Cette dynamique s'appuie notamment sur le retour des investisseurs particuliers, dont les réservations progressent de 12 %, grâce à « la montée en puissance du nouveau statut du bailleur privé », aussi appelé dispositif Jeanbrun, détaille le groupe.
Altarea restaure ses marges et accélère sa production
Au-delà des ventes de logement neufs sous la marque Cogedim, Altarea améliore nettement sa rentabilité. Sa marge immobilière atteint 9,4 % au premier semestre, contre 6,7 % un an plus tôt. Le groupe met en avant une offre de logements recentrée sur l'accessibilité, la décarbonation et la maîtrise des coûts, tout en poursuivant le renouvellement de son portefeuille foncier avec davantage de permis déposés : + 22 % et d'acquisitions de terrains : + 48 %.
« Ce semestre est marqué par une nette montée en puissance de nos résultats. Le travail d’adaptation au nouveau cycle commence à payer avec une nette restauration des marges en résidentiel », souligne Alain Taravella, président-fondateur d'Altarea. Parcourir également - Logement neuf : les recettes de Nexity et Icade pour traverser la crise
Bouygues Immobilier et VINCI Immobilier toujours confrontés aux difficultés du marché
La situation demeure plus contrastée chez Bouygues Immobilier. Si les réservations de logements progressent de 18 % en valeur en France, les ventes en bloc chutent de 56 %, pénalisées par une base de comparaison élevée. Le carnet de commandes recule de 11 % sur un an et le chiffre d'affaires diminue de 19 %, reflet d'un nombre limité d'opérations livrées et d'effets de périmètre.
Chez VINCI Immobilier, le contexte reste également difficile. Le chiffre d'affaires recule de 10 % à 400 millions d'euros et les réservations de logements diminuent de 16 %, à 1 749 lots. Le promoteur parvient toutefois à améliorer sa rentabilité opérationnelle grâce à ses mesures de réduction des coûts, avec une marge d'EBITDA portée à 6,8 %, contre 5,7 % un an auparavant.
A mi-parcours, les résultats de 2026 illustrent ainsi un secteur qui sort progressivement de la crise, mais dont le rythme de redressement reste très variable selon les stratégies commerciales, les produits proposés.






