Alors que le contexte géopolitique international reste incertain en ce printemps 2026, la question de l’impact sur le marché immobilier et les taux de crédit se pose pour les Français. Pourtant, selon les derniers chiffres du courtier Empruntis, les évolutions restent mesurées et plutôt à la baisse selon les régions.
Une tendance des taux orientée à la stabilité
Entre février et mars 2026, le crédit immobilier connaît un léger rééquilibrage. Comme le note Empruntis : « mars marque une tendance légèrement orientée à la stabilité, voire à la baisse, même si celle-ci reste mesurée et hétérogène selon les régions ». Les barèmes bancaires évoluent de façon contenue, et les taux minimum pour les meilleurs profils restent solidement ancrés à 3 %, confirmant « une stratégie toujours homogène et relativement prudente des établissements ».
Évolutions régionales : quelques ajustements ponctuels à la baisse
Les données du 18 mars 2026 pour un prêt sur 20 ans montrent des disparités limitées :
• Grand Est : 3,30 % (stable)
• Île-de-France : 3,35 % (- 10 points de base, pdb)
• Occitanie, Bourgogne-Franche-Comté : 3,35 % (- 5 pdb)
• Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France : 3,35 % (stable)
• Bretagne, Pays de la Loire, Centre-Val de Loire : 3,40 % (stable)
• PACA et Corse : 3,40 % (- 5 pdb)
Ces variations baissières restent limitées et concernent surtout des ajustements de quelques points de base, signe que le marché est « sous contrôle malgré quelques hausses », notamment dans le Nord.
Vers une normalisation durable des conditions de prêt ?
Empruntis souligne dans son dernier baromètre régional que « les mouvements restent limités, confirmant un marché stable et piloté finement par les banques ». Le maintien des taux minimum à 3 % sur l’ensemble du territoire traduit une normalisation durable pour les meilleurs dossiers, sans retour à des politiques offensives différenciées. Le Grand Est, quant à lui, conserve des conditions légèrement plus compétitives.
En clair, si l’instabilité géopolitique inquiète, elle ne se traduit pas encore par des variations significatives des taux de crédit. Les futurs emprunteurs peuvent ainsi anticiper des conditions relativement prévisibles, malgré quelques ajustements locaux.

